Éducation aux médias, éducation aux médias et à l’information, éducation aux médias d’information, culture informationnelle… les notions se chevauchent et se mélangent. Le Fonds Agora défend la culture de l’information. Pourquoi ce concept est-il différent ?
Un concept global
L’Association Pour l’Éducation aux Médias porte dans sa dénomination son attachement pour l’éducation aux médias.
Inscrite dans la trajectoire naturelle de ce qui s’appelait dès la fin des années 70 « la presse à l’école », cette éducation s’est développée dans le champ scolaire grâce à la création du CLEMI. Depuis une dizaine d’années, elle s’est développée dans une démarche tournée vers les usages de l’information des plus jeunes et même des parents.
Néanmoins, avec les fausses nouvelles, la focalisation sur la désinformation, les manipulations informationnelles, l’approche contemporaine met en exergue les risques et les dangers liés au champ informationnel. C’est une réalité qu’il faut prendre en compte, mais elle ne doit pas oublier de mettre avant tout en lumière la richesse de l’information journalistique.
Avant de se braquer sur les dangers, assurons nous que chacun a conscience de ce que représente le journalisme dans notre société. Rappelons sa nature, on utilité, sa richesse. Ce n’est qu’ainsi que chacun pourra reconnaître ce qui relève de l’information et non du mensonge, de la publicité, de la propagande, de la satire….
Un concept spécifique
La culture de l’information implique un développement, mais aussi un partage. Plus elle se répand, plus elle se renforce. Elle transcende le rapport vertical du sachant au novice en se construisant sur la recherche d’une information de qualité, produite par des professionnels.
Universelle par sa capacité à concerner tous les citoyens, elle se caractérise par une hétérogénéité maximale, puisqu’elle se nourrit à la fois de la liberté d’expression mais aussi de pluralité des opinions.
La culture de l’information s’inscrit dans une approche holistique de l’information journalistique qui prend en compte les questions d’indépendance éditoriale, de diffusion, de relation avec les plateformes, d’intelligence artificielle…